Les hommes, c’est un peu comme manger un morceau de Foret noire, un gâteau lourd et pesant.
Au début, on est là, on passe devant la boulangerie tous les matins/soirs. Une magnifique Foret Noire vous regarde passer depuis la vitrine. Elle vous fait de l’œil, elle vous matte. Elle
n’attend qu’une chose que la tentation vous envahisse. Oscar Wilde n’a-t-il pas dit que la meilleure façon de résister à la tentation est d’y céder. Et là un soir de pluie d’automne, un moment de
faiblesse et une part de ce soit disant remède se retrouve dans vos mimines. Vous rentrez chez vous ravie d’avoir trouvé une SI bonne idée en achetant cette part de gâteau.
Le truc que vous ne savez pas, c’est que le pâtissier n’était pas consciencieux, qu’il l’a laissé en expo dans la vitrine 3 jours entiers sans réfrigération.
La chantilly a eu largement le temps de tourner, les bactéries se développent avec joie.
Mais ça vous ne le savez pas, vous la mangez quand même.
Et vous terminez votre soirée à 4 pattes dans les WC à vomir des hectolitres de bile.
Voilà à quoi je compare ma relation aux hommes.
Ça commence bien, la part de gâteau est très jolie, ya pas à dire, le design est parfait, l’équilibre entre chantilly, crème et génoise est parfait, et ça finit dans les Water à maudire le mec
qui a fait ce gâteau sur 4 futures générations.
De toute façon, j’ai horreur des forêts noires (des gâteaux je parle), je veux juste un fondant au chocolat, simple et efficace…
Voilà en quoi j’en arrive : comparer les hommes à un gâteau moisi.
Tout est compliqué, j’en ai MAAAAAAARRE !
Il faut être disponible sans non plus être collante, il faut toujours dire « Amen » à ses messieurs quand ils daignent proposer un rdv, « oh grand dieu, Diantre, quel privilège me
faites vous de votre présence, messire vous me faites trop d’honneur à vous abaisser à me faire la discussion »
Et pourquoi pas 5 euros et un mars !
Il faut s’arrêter de vivre le temps de la cour, ne pas faire d’heures sup, ne pas avoir d’autres priorités dans la vie que ce monsieur.
Et quand, pour une fois, dans mon rythme de vie débridé, je prends le temps, de me préparer, je prends le temps d’évaluer la situation avec quelqu’un, je prends le temps d’essayer de le caser
dans mon emploi du temps et bien… il ne vient pas.
BRAVO, Alléluia, « Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?» (Le Cid, Pierre Corneille, enfin voyons !)
Faux plan
Tout ça pour un obscur problème de motorisation, dois-je rappeler que je vis en banlieue de Paris, que le RDV en question avait lieu dans Paris même et que tous les chemins de la RATP et de la
SNCF, à défaut de mener à Rome, mènent au centre de Paris….
Un gout amer en bouche, le gout du « personne-ne-me-trouve-digne-d’intérêt », le gout du « je vais mourir seule dévorer par mes chats/Yorkshires/Cochons d’inde » (rayez la
mention inutile)…
D’ailleurs, le même monsieur qui a jugé bon de me faire un faux plan, a également jugé bon de me balancer une remarque pleine de poésie, de bisounours et de chamallow :
« De toute façon, tu ne peux que rêver, puisque personne ne veut de toi ».
Et après ça, on me dit « reste confiante », « les mecs bien ça existe je t’assure, regardes j’ai bien trouvé Jules »… MOUAIS, ils ont cassé le moule depuis…Ou alors c’est
comme les sacs Kelly d’Hermès, ils en font de toutes petites quantités histoire d’entretenir le manque et faire monter les enchères…
Je vous laisse méditer là-dessus….
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